Artiste en résidence : Farhad Pakdel

Depuis le 4 janvier, Main Film accueil en son sein Farhad Pakdel, artiste en résidence dans le cadre du programme DémART soutenu par le Conseil des Arts de Montréal.

Ces stages ont pour but de faciliter l’intégration professionnelle des artistes et travailleurs issus de la diversité culturelle.

Dans ce cadre, Main Film souhaite soutenir Farhad dans la création de son premier long métrage de fiction intitulé L’énigme du Sphinx.

Farhad Pakdel

Après avoir obtenu une maîtrise en cinéma, Farhad a donné des cours de cinéma durant 8 ans à Téhéran. Il a tourné ses premiers courts métrages professionnels avant son immigration au Canada, dans lesquels il aborde le thème du patrimoine culturel. Après s’être installé à Montréal en 2015, il a été accepté dans le programme MFA en Film de l’Université York (Toronto) dans laquelle il a obtenu sa seconde maîtrise en 2019. Au cours de ses études, il a réalisé trois courts métrages, abordant des thèmes tels que la perte, l’anxiété et la discrimination. Le parfum (The Scent) était son film de thèse, et il a notamment été présenté au Festival International du Film Black de Montréal de 2020. En 2019, il a réalisé son premier court métrage professionnel en dehors de ses études au Canada. Frames, qui a été tourné et coproduit à Montréal, a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux. C’est une science-fiction sur la surveillance dans une ville intelligente. En 2019, il a reçu une bourse du Conseil des Arts du Canada pour finir la postproduction de son film documentaire Le visage d’une ville qu’il avait déjà tourné en Iran. Le visage d’une ville reflète son expérience en tant qu’immigré. Il vient de recevoir une autre bourse du Conseil des Arts du Canada pour un court métrage de fiction intitulé Everything Will Be All Right qui sera produit en 2021. C’est un drame centré sur un personnage qui vit un dilemme personnel dans le contexte de la pandémie mondiale. Farhad a donc exploré différentes avenues dans le domaine du cinéma : il l’a étudié, il l’a enseigné et a réalisé de nombreux courts métrages dans différents genres sur les thèmes tels que la condition humaine, la mémoire, la mort et le posthumanisme.

Son projet de long-métrage

L’énigme du Sphinx est le fruit de quelques années de réflexion sur l’identité, mais aussi sur les immigrants de première et deuxième génération. Il s’agit d’un iranien qui vient au Canada pour voir sa fille dont il est séparé depuis vingt-deux ans, et sa petite-fille dont le frère jumeau s’est suicidé il y a sept jours. Déterminé à découvrir la raison du suicide, cet homme se retrouve à errer dans lieux et villes à la recherche de réponses. Elles lui font faire face aux conséquences de ses méfaits passés, ceux qu’il n’aimerait pas déterrer. L’énigme du Sphinx explore la question de l’identité et du patrimoine. Il signale le passage de l’ancien au nouveau, dans lequel les gens sont définis par ce qu’ils font de bien et non par ce que leurs parents ont fait de mal. Le film fait allusion au mythique roi grec Oedipe qui a tué le Sphinx et a fini par tuer son père. Comme Oedipe, les jumeaux agissent comme une figure de seuil (liminal) qui facilite la transition entre l’ancien et le nouveau.



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