Miryam Charles

Formée en cinéma à l’Université Concordia, Miryam Charles a produit et photographié plusieurs courts métrages de fiction ainsi que les longs métrages Le pays des âmes et Nouvelles, Nouvelles. Elle est la réalisatrice de Vole, vole tristesse (meilleure œuvre d’art et d’expérimentation RVQC 2016), Vers les colonies, Une forteresse, Trois Atlas (mention spéciale du jury/nouveaux alchimistes FNC 2018) et Deuxième génération. Ses films ont été présentés dans divers festivals au Québec et à l’international.

  • Au crépuscule, court métrage en développement, 2021.
  • Chanson pour le nouveau monde, court métrage, expérimental, 2021.
  • Deuxième génération, court métrage, expérimental, Production Cheminée Deux, (en postproduction), 2019.
  • Une forteresse, court métrage, expérimental, production Cheminée Deux, 2018.
  • Trois Atlas, court métrage, expérimental, production Cheminée Deux, 2018.
  • Vers les colonies, court métrage, expérimental, production Cheminée Deux, 2016.
  • Vole, vole tristesse, court métrage, expérimental, production Cheminée Deux, 2015.

#MAINARTIST

Notre organisme est un centre d’artistes engagé à soutenir sa communauté dans son ensemble, sans aucune distinction, dans la création cinématographique indépendante.

Notre force ce sont nos membres. Ils constituent notre essence même.

Suite aux événements récents, il nous est apparu comme essentiel de leur offrir une place afin qu’ils expriment leur ressenti face aux discriminations qu’ils vivent de par leur couleur de peau, leurs origines, leur orientations sexuelle, leur genre, et partagent leurs réflexions face à ce drame sociétal que constitue toutes formes de rejet de l’autre.

Chaque mois, Main Film donnera la parole à ses membres pour qu’ils vous partagent leurs réflexions sur les discriminations auxquelles ils font face. 
Notre première artiste à contribuer est Miryam Charles.

#MainArtist #ArtisteImportant

Car ce sont les artistes qui portent à la fois le rôle de représenter la société et de la faire évoluer.


❝   Si j’écris aujourd’hui, que je continue à créer aujourd’hui, je n’oublie pas que tout commence avec l’amour. Je l’ai entendu souvent dernièrement : Pourquoi parler de la race ? De racisme ? Qu’en m’exprimant sur le sujet, cela ne fait qu’accentuer les divisions. Pour ma part, je résumerais le tout comme ceci : C’est un amour féroce de moi-même, de ma culture mixte, de mes ancêtres, de la société dont je suis citoyenne à part entière, pas hier, pas demain, aujourd’hui. Aujourd’hui où je vis et je crée. Aujourd’hui, je dois parler avec amour.
Quelques mots – sens – emplois (selon moi)
Diversité/ Minorité
C’est toujours avec le coeur serré que je lis les mots diversité ou minorité visibles. La manière dont ils sont utilisés pour parler de l’autre, des étrangers (souvent des gens d’ici, nés ici). De leurs enfants, des enfants de leurs enfants. Quand est-ce qu’on est d’ici ? À partir de quelle génération ?
Inclusion dans les arts.
Il faut inclure les minorités. On l’entend sur toutes les tribunes. Une notion qui m’a toujours semblé un peu absurde. Je me questionne sur ce mot et les intentions derrière le mot. Qui inclut qui ? Qui décide quand ? Y-a-t’il des quotas ? Qui est à la porte de l’inclusion artistique à compter ceux qui sont à l’extérieur tout en pointant du doigt : toi oui ! toi non !
Le principe d’inclusion me ramène à l’art et à la création. Malgré le manque flagrant de représentation juste qui existe au pays, un pays enrichi par ses cultures multiples, une oeuvre d’art ouvre toujours sa porte et son coeur à tous. Peu importe l’oeuvre, son origine, son sujet, la porte est ouverte. Comme public, on fait le choix ou non d’y entrer, d’être touché et transformé.
En finir avec le racisme.
À tous mes amis artistes. À tous ceux qui se dédient à la création et aux membres de la merveilleuse communauté de Main Film, la route sera longue, mais j’ai l’impression que vous le savez déjà. En tant qu’artistes nous avons une responsabilité pour le futur. Ce ne sera pas simple, mais j’ai espoir et confiance en nous tous.  ❞
Miryam


soutien aux cinéastes indépendants