19 Oct FOCUS-DOCU #1 : Le « Je » autobiographique
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Oct
FOCUS-DOCU #1 : Le « Je » autobiographique
Rencontre - Cycle Documentaire - Automne 2026
lundi 19 octobre 2026
18 h 00 - 21 h 00
Main Film Atelier
2025 Rue Parthenais #304-A, Montréal, Quebec, H2K 3T2
Invités | Claude Demers, Adrian Wills, Mélanie Carrier et Olivier Higgins
Gratuit sur inscription
JE, TU, IL/ELLE : Cette édition de FOCUS-DOCU propose une réflexion sur les différentes postures qu’adopte le cinéma documentaire face au réel. À travers trois rencontres, le cycle explore les multiples relations qui se tissent entre la personne qui filme, celle qui regarde et celle qui est filmée. Entre implication personnelle, interpellation du public et observation du monde, ces tables rondes interrogent les choix formels, éthiques et politiques qui façonnent les pratiques documentaires contemporaines.
Le documentaire autobiographique brouille les frontières entre l’auteur, le sujet et le film. Qu’il s’agisse d’un autodocumentaire ou d’un récit centré sur un proche, le ou la cinéaste est intimement lié·e à l’histoire racontée et fait de sa propre présence un élément central du dispositif. La caméra devient un outil d’exploration personnelle, de mémoire, de transmission ou de réparation. Que change la présence du ou de la cinéaste à l’intérieur même du récit ? Comment filmer son intimité ou celle de ses proches sans perdre la distance nécessaire à la création ?
Pour tout renseignement, n’hésitez pas à envoyer un courriel à : services@mainfilm.qc.ca

Paul-Claude Demers est cinéaste, scénariste et producteur autodidacte. Après un premier long métrage de fiction, L’invention de l’amour (2000), sélectionné dans plusieurs festivals au Canada et à l’étranger, il se tourne vers le documentaire avec Barbiers – Une histoire d’hommes (2006), qui remporte un Prix Gémeaux. Il poursuit avec Les dames en bleu (2009), présenté dans de nombreux festivals internationaux et récompensé d’un Prix Gémeaux pour le meilleur scénario documentaire, puis D’où je viens (2014), présenté notamment à Rotterdam et Hot Docs. En 2016, son court métrage de fiction Mon dernier été est primé à 17 reprises.
En 2019, Demers réalise Une femme, ma mère, qui remporte le Grand Prix de la compétition nationale longs métrages aux RIDM, avant de connaître un important succès critique et public et de recevoir notamment un Prix Gémeaux et un Prix Écran. Son essai documentaire Journal d’un père sort en 2023. Poétiques et profondément humains, ses films ont été présentés et récompensés dans de nombreux festivals internationaux. Il poursuit aujourd’hui ses activités de création en documentaire et en fiction, tout en travaillant comme conseiller en scénarisation et en réalisation et comme mentor en réalisation documentaire à l’INIS.
D’où je viens (2014) : Dans ce long métrage documentaire, le cinéaste Claude Demers revisite le quartier populaire où il a grandi pour y interroger le mystère de ses origines. Dans cette chronique intime, son parcours se mêle à celui de deux jeunes garçons en âge de découvrir le monde. La ville de Verdun et le fleuve Saint-Laurent constituent la toile de fond de ce récit d’apprentissage et de ce voyage introspectif. Alliant réalisme à lyrisme, ce film est une œuvre libre, aussi humaine que poétique.
Mélanie Carrier et Olivier Higgins

Nés à Québec, Olivier Higgins et Mélanie Carrier, tous deux biologistes de formation, ont découvert la vidéo en documentant leurs nombreux périples à travers le monde. En 2006, ils réalisent le film Asiemut qui relate leur traversée de 8000 km à vélo de la Mongolie à l’Inde. Maintes fois récompensé, le film voyage dans une quarantaine de pays. En 2010, le couple de réalisateurs-producteurs fonde MÖ FILMS, une société de production indépendante dédiée au cinéma documentaire. Leur second film, Rencontre (2011), sélectionné par la National Geographic Society, remporte plusieurs prix à l’étranger, alors que leur court-métrage satirique à saveur environnementale, L’Homme de glace, est diffusé dans de nombreux festivals. Leur documentaire Québékoisie, qui traite de la relation entre Québécois et Premières Nations, est nommé aux prix Jutra en 2014 et est notamment primé aux RIDM et au RIFF. Mélanie Carrier et Olivier Higgins lancent en 2020 Errance sans retour, un long métrage documentaire qui traite de la crise des réfugiés rohingyas au Bangladesh.
Québékoisie (2013) : Afin de mieux comprendre les relations complexes qui existent entre Autochtones et non-Autochtones, Mélanie et Olivier ont décidé de parcourir à vélo la Côte-Nord, sans se douter que leur quête identitaire les ferait valser entre eux-mêmes et le bout du monde. De rencontres fortuites en rencontres programmées, leur route croisera celle, surprenante, d’un Innu parti à la recherche de ses ancêtres en Normandie et la démarche bouleversante de la sœur du caporal Lemay, tué lors de la crise d’Oka en 90.

Adrian Wills est un créateur et un réalisateur, fort de plus de 20 ans d’expérience, qui excelle dans la fiction, le documentaire et le travail multi-caméra. Son portfolio a été récompensé par de nombreux prix, dont un Grammy pour le meilleur film. Il a collaboré avec des clients tels que les Beatles, la succession de Michael Jackson, la NASA et la succession de Leonard Cohen. Parmi ses réalisations notables, citons la co-création de la série dramatique 21 THUNDER, une production originale de CBC et Netflix, ainsi que la co-dirécteur de la série et la réalisation de DEADLY SECRETS / SECRETS MORTELS, une série policière pour Investigation Discovery USA. Il adapte le roman primé de Wayne Johnston, Jennie’s Boy, avec Téléfilm Canada et de Picture NL (Terre-Neuve), pour un long métrage qu’il devrait réaliser.
A Quiet Girl (2023) : Dans A Quiet Girl, Adrian Wills, cinéaste montréalais d’origine, découvre, devant la caméra et en temps réel, les vérités saisissantes de ses origines complexes à Terre-Neuve. Des détails choquants le conduisent au cœur même de la résilience de sa mère biologique, et, en fin de compte, de la sienne. Dans ce documentaire émouvant qui mêle des images tournées en 16 mm et des séquences contemporaines à des conversations profondément personnelles, le parcours de Wills passe d’une recherche urgente d’identité à une quête visant à donner la parole à une jeune fille discrète.