Sabanē

Fondé par les cinéastes Laura Kamugisha et Jean-Bastien Niyigaruye, Sabanē, notre #MainArtist du mois de juin, crée des films où la mémoire, l’imaginaire et l’expérience diasporique s’entrelacent. Ancré entre Montréal et Bujumbura, le collectif explore ce qui se transmet, se perd et se réinvente, tissant récits ancestraux, réalités contemporaines et expérimentation cinématographique pour réfléchir à la transmission, à l’appartenance et au lien durable entre territoire, histoire et identité. Découvrez leur projet Roi n’est pas mort dans cette contribution.


Sabanē (sa-ba-né), qui signifie « communion » et « bien vivre ensemble » en kirundi et en kinyarwanda, est un collectif composé de travailleurs de l’image basé à Montréal (Canada) et à Bujumbura (Burundi). Sabanē explore ce qui se transmet, ce qui se perd et ce qui se réinvente. Entre mémoire ancestrale, récits contemporains et imaginaires diasporiques, le collectif crée des espaces où l’image devient un lieu de rencontre, de questionnement et de préservation des histoires qui façonnent les communautés des Grands Lacs africains.

Fondé par les cinéastes Jean-Bastien Niyigaruye et Laura Kamugisha, Sabanē fédère des créatrices et créateurs qui utilisent le cinéma comme un outil de transmission, d’émancipation et de dialogue, au croisement des mémoires, des territoires et des expériences diasporiques.

Les oeuvres de ses cofondateurs ont été présentées dans plusieurs festivals nationaux et internationaux, contribuant à faire rayonner des récits issus des Grands Lacs africains et de leurs diasporas.


Filmographie

Jean-Bastien Niyigaruye

  • Sirius (2024)

 

Laura Kamugisha

  • Les Lavendières (2023)
  • Trait d’Union (2020)
  • Mitochondrial (2019)

❝ À l’été 2025, Jean-Bastien retourne pour la quatrième fois sur la terre de ses origines, le Burundi. Pour Laura, il s’agit d’une première rencontre avec ce territoire, originaire de la République démocratique du Congo et du Rwanda. Tous deux cinéastes, immigrés et exilé·es de cette terre, nous avons longtemps porté son histoire comme une obsession artistique, sans jamais y avoir tourné. Munis d’une caméra Super 8 et de quelques pellicules, nous sommes partis sans scénario préétabli, laissant émerger le film au contact du territoire.De là est né l’histoire du Roi n’est pas mort. Dans le royaume du Burundi, Le roi de la nuit se meurt et la reine du jour ne peut que repenser à leur vaste royaume et ce que la perte du monarque de la nuit engendrerait pour cette dernière. De là, un voyage au travers nature et mémoire surgit.

Mot de passe : Leroi123 

Le récit est porté par la voix d’un griot burundais, accompagné de l’Inanga, instrument traditionnel autrefois joué à la cour royale. La parole, la musique et l’image s’entrelacent pour former une constellation de sens, fidèle aux modes de transmission ancestraux. Certains plans flous sont filmés de la perspective de la reine du jour, cette reine borgne qui pleure sa moitié, le roi mourrant, le roi de la nuit.

En traversant le Burundi contemporain, la narration du film convoque la mémoire d’un royaume millénaire ayant existé sur ce territoire, le royaume légendaire du Mont de la Lune, Mwene Mwezi. Selon la tradition, deux monarques régnaient simultanément, l’un sur le jour, l’autre sur la nuit, inscrivant le monde dans une division à la fois spatiale et temporelle. Cette conception du monde, où le temps et l’espace se mêlent, constitue le socle poétique et symbolique du projet. Le film s’inscrit dans un sillon précis. Celui où la terre dicte à l’homme ses voies, et où le passé continue d’agir sur le présent.❞

Sabanē

#MAINARTIST

Notre organisme est un centre d’artistes engagé à soutenir sa communauté dans son ensemble, sans aucune distinction.

Au-delà des simples déclarations de solidarité contre le racisme suite aux événements de l’été 2020, mais également contre les actes racistes plus récents et ceux qui perdurent historiquement, il nous est apparu comme essentiel d’offrir une place à nos membres afin qu’ils·elles expriment leurs ressentis face aux discriminations qu’ils.elles vivent et qui pourraient être fondées sur la couleur de peau, les origines, l’orientation sexuelle, leur genre ou un handicap.

Nous les invitons donc à partager leurs réflexions face à ce drame sociétal que constitue toutes formes de rejet de l’autre.

Notre 41ème artiste à contribuer est Sabanē.

#MainArtist #ArtisteImportant

Car ce sont les artistes qui portent à la fois le rôle de représenter la société et de la faire évoluer.