Évènement à venir

  • FOCUS-DOCU #1 : Le "Je" autobiographique - 21/10/2026 - 18 h 00 - 21 h 00
  • FOCUS-DOCU #1 : Le "Je" autobiographique

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    Oct


    FOCUS-DOCU #1 : Le « Je » autobiographique

    Rencontre - Cycle Documentaire - Automne 2026

    Date / Heure
    21 octobre 2026
    18 h 00 - 21 h 00

    Lieu
    Main Film Atelier
    2025 Rue Parthenais #304-A, Montréal, Quebec, H2K 3T2


    Invités | Claude Demers, Adrian Wills, Mélanie Carrier et Olivier Higgins
    Gratuit sur inscription


    JE, TU, IL/ELLE : Cette édition de FOCUS-DOCU propose une réflexion sur les différentes postures qu’adopte le cinéma documentaire face au réel. À travers trois rencontres, le cycle explore les multiples relations qui se tissent entre la personne qui filme, celle qui regarde et celle qui est filmée. Entre implication personnelle, interpellation du public et observation du monde, ces tables rondes interrogent les choix formels, éthiques et politiques qui façonnent les pratiques documentaires contemporaines.

    Le documentaire autobiographique brouille les frontières entre l’auteur, le sujet et le film. Qu’il s’agisse d’un autodocumentaire ou d’un récit centré sur un proche, le ou la cinéaste est intimement lié·e à l’histoire racontée et fait de sa propre présence un élément central du dispositif. La caméra devient un outil d’exploration personnelle, de mémoire, de transmission ou de réparation. Que change la présence du ou de la cinéaste à l’intérieur même du récit ? Comment filmer son intimité ou celle de ses proches sans perdre la distance nécessaire à la création ?

    Pour tout renseignement, n’hésitez pas à envoyer un courriel à : services@mainfilm.qc.ca


    Claude Demers

    Paul-Claude Demers est cinéaste, scénariste et producteur autodidacte. Après un premier long métrage de fiction, L’invention de l’amour (2000), sélectionné dans plusieurs festivals au Canada et à l’étranger, il se tourne vers le documentaire avec Barbiers – Une histoire d’hommes (2006), qui remporte un Prix Gémeaux. Il poursuit avec Les dames en bleu (2009), présenté dans de nombreux festivals internationaux et récompensé d’un Prix Gémeaux pour le meilleur scénario documentaire, puis D’où je viens (2014), présenté notamment à Rotterdam et Hot Docs. En 2016, son court métrage de fiction Mon dernier été est primé à 17 reprises.

    En 2019, Demers réalise Une femme, ma mère, qui remporte le Grand Prix de la compétition nationale longs métrages aux RIDM, avant de connaître un important succès critique et public et de recevoir notamment un Prix Gémeaux et un Prix Écran. Son essai documentaire Journal d’un père sort en 2023. Poétiques et profondément humains, ses films ont été présentés et récompensés dans de nombreux festivals internationaux. Il poursuit aujourd’hui ses activités de création en documentaire et en fiction, tout en travaillant comme conseiller en scénarisation et en réalisation et comme mentor en réalisation documentaire à l’INIS.

    D’où je viens (2014) : Dans ce long métrage documentaire, le cinéaste Claude Demers revisite le quartier populaire où il a grandi pour y interroger le mystère de ses origines. Dans cette chronique intime, son parcours se mêle à celui de deux jeunes garçons en âge de découvrir le monde. La ville de Verdun et le fleuve Saint-Laurent constituent la toile de fond de ce récit d’apprentissage et de ce voyage introspectif. Alliant réalisme à lyrisme, ce film est une œuvre libre, aussi humaine que poétique.


    Mélanie Carrier et Olivier Higgins

    Nés à Québec, Olivier Higgins et Mélanie Carrier, tous deux biologistes de formation, ont découvert la vidéo en documentant leurs nombreux périples à travers le monde. En 2006, ils réalisent le film Asiemut qui relate leur traversée de 8000 km à vélo de la Mongolie à l’Inde. Maintes fois récompensé, le film voyage dans une quarantaine de pays. En 2010, le couple de réalisateurs-producteurs fonde MÖ FILMS, une société de production indépendante dédiée au cinéma documentaire. Leur second film, Rencontre (2011), sélectionné par la National Geographic Society, remporte plusieurs prix à l’étranger, alors que leur court-métrage satirique à saveur environnementale, L’Homme de glace, est diffusé dans de nombreux festivals. Leur documentaire Québékoisie, qui traite de la relation entre Québécois et Premières Nations, est nommé aux prix Jutra en 2014 et est notamment primé aux RIDM et au RIFF. Mélanie Carrier et Olivier Higgins lancent en 2020 Errance sans retour, un long métrage documentaire qui traite de la crise des réfugiés rohingyas au Bangladesh.

    Québékoisie (2013) : Afin de mieux comprendre les relations complexes qui existent entre Autochtones et non-Autochtones, Mélanie et Olivier ont décidé de parcourir à vélo la Côte-Nord, sans se douter que leur quête identitaire les ferait valser entre eux-mêmes et le bout du monde. De rencontres fortuites en rencontres programmées, leur route croisera celle, surprenante, d’un Innu parti à la recherche de ses ancêtres en Normandie et la démarche bouleversante de la sœur du caporal Lemay, tué lors de la crise d’Oka en 90.


    Adrian Wills

    Adrian Wills est un créateur et un réalisateur, fort de plus de 20 ans d’expérience, qui excelle dans la fiction, le documentaire et le travail multi-caméra. Son portfolio a été récompensé par de nombreux prix, dont un Grammy pour le meilleur film. Il a collaboré avec des clients tels que les Beatles, la succession de Michael Jackson, la NASA et la succession de Leonard Cohen. Parmi ses réalisations notables, citons la co-création de la série dramatique 21 THUNDER, une production originale de CBC et Netflix, ainsi que la co-dirécteur de la série et la réalisation de DEADLY SECRETS / SECRETS MORTELS, une série policière pour Investigation Discovery USA. Il adapte le roman primé de Wayne Johnston, Jennie’s Boy, avec Téléfilm Canada et de Picture NL (Terre-Neuve), pour un long métrage qu’il devrait réaliser.

    A Quiet Girl (2023) : Dans A Quiet Girl, Adrian Wills, cinéaste montréalais d’origine, découvre, devant la caméra et en temps réel, les vérités saisissantes de ses origines complexes à Terre-Neuve. Des détails choquants le conduisent au cœur même de la résilience de sa mère biologique, et, en fin de compte, de la sienne. Dans ce documentaire émouvant qui mêle des images tournées en 16 mm et des séquences contemporaines à des conversations profondément personnelles, le parcours de Wills passe d’une recherche urgente d’identité à une quête visant à donner la parole à une jeune fille discrète.

  • FOCUS-DOCU #2 : Le "Tu" interpellant - 15/11/2026 - 13 h 00 - 16 h 00
  • FOCUS-DOCU #2 : Le "Tu" interpellant

    15

    Nov


    FOCUS-DOCU #2 : Le « Tu » interpellant

    Rencontre - Cycle Documentaire - Automne 2026

    Date / Heure
    15 novembre 2026
    13 h 00 - 16 h 00

    Lieu
    Main Film Atelier
    2025 Rue Parthenais #304-A, Montréal, Quebec, H2K 3T2


    Invités | Rehab Nazzal, Razan Al Salah et Ellen Gabriel
    Gratuit sur inscription


    JE, TU, IL/ELLE : Cette édition de FOCUS-DOCU propose une réflexion sur les différentes postures qu’adopte le cinéma documentaire face au réel. À travers trois rencontres, le cycle explore les multiples relations qui se tissent entre la personne qui filme, celle qui regarde et celle qui est filmée. Entre implication personnelle, interpellation du public et observation du monde, ces tables rondes interrogent les choix formels, éthiques et politiques qui façonnent les pratiques documentaires contemporaines.

    Certains documentaires cherchent moins à raconter qu’à interpeller. En s’adressant directement au public, ils invitent les spectateur·rice·s à remettre en question leurs habitudes, leurs convictions ou leur place dans la société. Qu’il soit militant, pédagogique ou profondément humain, ce cinéma fait du regard du public un espace de réflexion et de mobilisation. Comment un documentaire peut-il provoquer une véritable prise de conscience sans tomber dans le didactisme ? Jusqu’où le cinéma peut-il espérer transformer notre regard, voire nos actions, face aux enjeux du quotidien ?

    Les échanges se feront en anglais, mais les questions pourront être posées en français.

    Pour tout renseignement, n’hésitez pas à envoyer un courriel à : services@mainfilm.qc.ca


    Rehab Nazzal

    Rehab Nazzal est une artiste multidisciplinaire d’origine palestinienne installée à Montréal. Son travail aborde les effets de la violence coloniale sur les corps et les esprits des peuples colonisés, sur la terre et sur les autres formes de vie non humaines. Ses œuvres vidéo, photographiques et sonores ont été présentées dans le cadre d’expositions individuelles et collectives à travers le Canada et à l’international. Le Dr Nazzal a été maître de conférences à l’université Dar Al-Kalima de Bethléem et a enseigné à l’université Simon Fraser, à l’université Western et à l’École d’art d’Ottawa. Elle est actuellement chercheuse postdoctorale à l’université Concordia et a reçu plusieurs distinctions, notamment le prix de la justice sociale décerné par l’université métropolitaine de Toronto et le prix Edmund et Isobel Ryan des arts visuels dans la catégorie photographie, décerné par l’université d’Ottawa.

    Vibrations from Gaza (2023) : Ce film offre un aperçu des expériences d’enfants sourd·e·s vivant dans le territoire côtier colonisé et confiné de Gaza, en Palestine, en particulier la violence à laquelle ils et elles sont soumis·e·s par les opérations militaires israéliennes. Né·e·s et élevé·e·s sous les assauts fréquents des forces d’occupation, Amani, Musa, Israa et plusieurs autres, racontent avec précision leurs souvenirs des bombardements et de la présence constante de drones militaires dans le ciel. Les enfants décrivent leur perception des flammes des missiles à travers les vibrations de l’air, le tremblement du sol et la résonance des bâtiments qui s’effondrent. Le film interroge également l’origine de leur surdité : est-elle naturelle ou résulte-t-elle de l’usage d’armes soniques par Israël ?


    Razan Al Salah

    Razan AlSalah est une cinéaste installée à Tiotiake (Montréal), sur le territoire des Six Nations Haudenesaunee. Son œuvre explore la disparition des relations, des récits et des histoires dans l’image coloniale, qui fonctionne comme une autre frontière, un autre mur, en la réhabilitant comme lieu de mémoire collective et de retours incessants vers la Palestine.

    Ses films ont été projetés aux Cinema Days Palestine (Prix Sunbird du meilleur court-métrage en 2017), à Montréal (Prix du meilleur film national en 2024), ainsi qu’aux festivals internationaux du film documentaire de Yamagata et de Taïwan, à Prismatic Ground, Blackstar, Open City Docs à Londres, et aux festivals internationaux de Singapour, Valdivia, Melbourne, Glasgow et Beyrouth, entre autres.

    Razan est membre du collectif cinématographique Regards Palestiniens et enseigne le cinéma à l’université Concordia. Ses films sont accessibles en ligne sur Vimeo, sur la chaîne Criterion Channel et dans de nombreuses bibliothèques universitaires.

    A Stone’s Throw (2024) : Amine, un ancien palestinien, a été contraint à deux reprises de quitter sa terre et son travail. Chassé de Haïfa, sa ville natale, il a trouvé refuge à Beyrouth, puis sur l’île de Zirku, où il a travaillé sur une plate-forme pétrolière offshore et dans un camp de travail du golfe Persique. « A Stone’s Throw » franchit les frontières pour révéler une proximité émotionnelle et matérielle entre l’extraction pétrolière et le travail forcé dans la région, d’une part, et la colonisation sioniste de la Palestine, d’autre part. Le film retrace un épisode de l’histoire de la résistance palestinienne : en 1936, les ouvriers pétroliers de Haïfa font sauter un oléoduc de la BP.


    Katsi’tsakwas Ellen Gabriel

    Ellen Gabriel, également connue comme Katsitsakwas, est une artiste et une militante mohawk de la nation Kanehsatàke. Elle est diplômée des beaux-arts de l’Université Concordia, et a été professeure d’art à l’école d’immersion mohawk. Elle a également été candidate pour devenir chef nationale à l’Assemblée des Premières nations.

    En 1990, Ellen Gabriel a rejoint le mouvement qui luttait contre l’expansion du terrain de golf à Oka, au Québec, événement qui a finalement dégénéré en la crise d’Oka, qu’Ellen Gabriel a familiarisé à l’échelle internationale avec de visites à La Haye, à Strasbourg et au Japon. Elle a aussi occupé le poste de présidente de l’Association Native Woman Québec où elle a apporté des modifications à la Loi sur les Indiens sous la forme du projet de loi C-3.

    Le travail d’Ellen Gabriel a notamment été reconnu par divers distinctions, telles que le Prix Golden Eagle de l’Association des femmes autochtones du Canada en 2005, le Prix de la Journée internationale des femmes du Barreau du Québec, et le Prix Jigonsaseh des femmes de paix en 2008..

    Oienkonton: Hanging Tobacco (2026) : En 1990, la communauté Kanien’kehá de Kanehsatàke a érigé une barricade pour empêcher l’extension d’un terrain de golf sur son territoire ancestral. Une intervention policière violente a déclenché un siège de 78 jours, auquel s’est également opposée la communauté sœur de Kahnawàke. Le film retrace cette action et rend hommage à l’héritage vivant des Guerriers, gardiens d’une tradition ancestrale consistant à porter une pochette de tabac à la ceinture lorsqu’ils défendent leur peuple.

  • Rencontre avec La Manufacture (2025-2026) - 08/12/2026 - 18 h 00 - 21 h 00
  • Rencontre avec La Manufacture (2025-2026)

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    Déc


    Rencontre avec La Manufacture (2025-2026)

    Rencontre - Cycle Documentaire - Automne 2026

    Date / Heure
    8 décembre 2026
    18 h 00 - 21 h 00

    Lieu
    Main Film Atelier
    2025 Rue Parthenais #304-A, Montréal, Quebec, H2K 3T2


    Invités | B Brookbank (Good Smoke on Skin), Raphaëlle Bergeron (La théorie des fluides) et Alina Herta (Ailleurs)

    Gratuit sur inscription


    Venez à la rencontre des trois artistes sélectionnées pour la Manufacture de Films 2025-2026, soutenues par Main Film dans le cadre d’une résidence d’un an dédiée à la recherche ou à la production en cinéma expérimental. De la soumission de leur candidature à la diffusion de leurs œuvres dans divers festivals, en passant par leurs phases d’exploration créative, ils et elles partageront les grandes étapes de leur parcours ainsi que les apports concrets de cette résidence.

    Une excellente occasion pour celles et ceux qui envisagent de présenter un projet à la prochaine édition de la Manufacture de Films ! 

    Cet échange permettra de mieux comprendre le fonctionnement du programme, mais aussi d’ouvrir un espace de dialogue autour des projets en cours, des expériences vécues, des défis relevés, des moments forts et des processus d’expérimentation propres à chaque résidente.

    Date limite du prochain dépôt de candidature : 23 janvier 2027

    Pour tout renseignement, n’hésitez pas à envoyer un courriel à : services@mainfilm.qc.ca


    B. Brookbank

    B. Brookbank est un artiste originaire de Nouvelle-Écosse, au Canada, qui travaille actuellement à Montréal. Sa pratique considère le langage et la poétique de la photographie, à travers une approche interdisciplinaire qui inclut l’image en mouvement, l’installation, la sculpture et l’écriture. Ses récentes expositions individuelles ont eu lieu à la Leonard & Bina Ellen Gallery et au Centre Clark (Montréal), à Écart (Rouyn-Noranda) et à l’Anna (Halifax). Certaines expositions collectives ont eu lieu à Patel Brown (Montréal et Toronto), au Centre Clark (Montréal) et à Eyelevel Gallery (Halifax). Sa pratique a été soutenue par diverses subventions et récompenses telles que la bourse de la Faculté des beaux-arts de Concordia, la Fondation Roloff Beny pour la photographie et le Conseil des Arts du Canada. Brookbank est titulaire d’une maîtrise en photographie de l’Université Concordia et d’un baccalauréat en photographie du Nova Scotia College of Art and Design University.

    Projet de résidence – Good Smoke on Skin

    Avec Main Film, je travaillerai sur un projet vidéo expérimental intitulé Good Smoke on Skin. Il s’agit de vignettes poétiques sur le désir et l’intimité, à travers des portraits, des natures mortes, de la tension et de l’érotisme. En évitant les représentations typiques de l’érotisme, la recherche de gestes d’intimité chez soi visera à comprendre les limites de l’érotisme, en autorisant l’espace, les animaux ou les objets à agir comme des liens métaphoriques avec le désir. Dans certaines scènes, le corps sera présent, se superposant au symbolisme du film tout en construisant une narration gestuelle et expérimentale. Ces vignettes examineront les aspects physiques et métaphoriques du désir – ce qui réside dans le corps et ce qui s’en détache.


    Raphaëlle Bergeron

    Raphaëlle Bergeron est une jeune cinéaste basée à Montréal. Après un certificat en études féministes, elle termine en 2024 un baccalauréat en cinéma à l’Université du Québec à Montréal dans lequel elle acquiert plusieurs expériences en réalisation documentaire, direction artistique et production. Dans ses œuvres, elle aime explorer des thèmes tels que la filiation, la mémoire et la santé mentale.

    Projet de résidence – La théorie des fluides

    Inspiré de faits réels, La théorie des fluides est un court-métrage expérimental suivant l’histoire d’un patient développant une phobie de l’eau suite à une greffe de cœur. Au fil du récit, les images analogiques peintes et gravées révèlent la mort brutale de ce cœur désormais transplanté.

     


    Alina Herţa

    Alina Herţa (née 1996, Hațeg) est (entre autres) une artiste visuelle dont la pratique navigue entre la photographie, l’imprimé et l’image en mouvement. Formée en design graphique à l’UQÀM (2018), elle oriente progressivement son travail vers des formes plus libres au fil de ses collaborations avec la scène indépendante montréalaise. Inspirée par les approches alternatives de l’image, Alina privilégie les médiums analogiques et leur potentiel accidentel. Elle aborde la caméra à la fois comme un outil d’observation et un moyen d’entrer en dialogue avec l’inconnu. En 2023, elle réalise ses deux premiers courts métrages, présentés depuis dans divers événements indépendants à Culiacán (Auditorio Deutsche Bank, Jardín Botánico), Guadalajara (Taller Sociedad), Montevideo (Laboratorio FAC), et dans le cadre de festivals à Zurich (Videoex) et à Montréal (Pop Montréal).

    Projet de résidence – Ailleurs

    Ailleurs est un projet de court métrage expérimental qui explore la manière dont la mémoire, l’appartenance et le déplacement façonnent notre relation aux espaces habités. Inspiré par les maisons flottantes du Resettlement Program de Terre-Neuve — une initiative des années 1960-1970 où certaines familles, plutôt que d’abandonner leur foyer, choisissaient de déplacer leurs maisons par voie maritime —, le projet fait émerger l’image d’une maison déracinée, flottant entre ici et ailleurs. De cette image naît le désir de capter la maison non pas comme un simple lieu physique, mais comme un espace construit par la mémoire, la perte et le désir. À travers une collecte d’archives, de récits et d’images de maisons abandonnées tournées sur le territoire de Terre-Neuve en 16 mm, Ailleurs interroge ce qui persiste de la maison après l’avoir quittée.